“Le soufflet de mon accordéon est comme un battement de mon coeur” – Yvette Horner

Un tête à tête avec l’Accordéon

Graziella V.

Une retraite heureuse grâce à l’accordéon.

Photo de Graziella Vegis

Graziella a commencé l’accordéon il y a 4 ans à l’âge de 58 ans. Aujourd’hui retraitée, elle explique qu’il s’agit de l’instrument dont elle a toujours rêvé.

Elle a grandi dans une cité ouvrière en Lorraine à la frontière luxembourgeoise, dans une famille de mineurs de fers. Lorsqu’elle était petite, son cousin avait un accordéon et suivait des cours. “Je l’ai beaucoup envié. Je lui demandais exprès d’ouvrir sa boîte d’accordéon pour sentir cette odeur particulière qui en sortait” nous raconte-t-elle. “Contrairement à mon cousin, nous n’avions pas de voiture et pas suffisamment d’argent pour m’acheter un accordéon”

Graziella croise de nouveau l’accordéon au détour des deux cafés présents dans la cité. Un accordéoniste y joue régulièrement et fait ainsi vivre la cité. Par ailleurs, son père lui apprend à valser lors des bals populaires. “Mes parents aiment se rendre de temps à temps à la salle des fêtes et danser au son de l’accordéon.  Cependant je n’ai jamais pensé à jouer de cet instrument nous affirme-t-elle.

Ce n’est qu’il y a quatre ans, qu’elle achète un accordéon. En effet, une jeune artiste qu’elle connaissait lui a vendu son instrument. Aujourd’hui Graziella prend des cours d’accordéon avec une jeune chanteuse accordéoniste Caroline Guibeaud ou No man’s Louise de son nom de sc.

J’aime la vibration de l’instrument contre moi et compte tenu de mon histoire ouvrière et italienne, cet instrument  populaire me parle beaucoup”. Elle consacre maintenant plus de temps à l’accordéon, ce qui l’a rend heureuse. “Il est rapide de jouer de la musique avec cet instrument, j’aime jouer des valses mineures plutôt lentes qui sont plus faciles”.

“L’accordéon est une bonne façon d’aborder la pratique instrumentale,
tu ne vois pas tes doigts donc tu développes des ressources et une mémoire corporelle, c’est une grande liberté !”

Virginie P.

Le plaisir de jouer de l’accordéon

Photo de Virginie Peli

Suite à la rencontre d’un professeur d’accordéon nommé Dominique Denize il y a un an, Virginie commence à pratiquer l’accordéon. Elle participe à un stage d’une semaine au bord du Gardon dans le Gard. Elle fait confiance aveugle à son professeur concernant le choix de son futur instrument. “Je n’ai jamais touché à un accordéon auparavant “avoue-t-elle. Elle opte donc pour un modèle traditionnel d’accordéon chromatique à boutons.

En tant que grande débutante, Virginie commence à jouer le répertoire de Yann Tiersen et à le partager lors de petites scènes ouvertes. Lorsque les musiciens jouent et partagent leur musique, un lien se crée avec l’instrument ainsi qu’avec les autres musiciens et le public.”

Elle adore la musique du monde notamment celle de l’Est ou encore les groupes français tels que La Rue Ketanou ou Les Ogres de Barback. Elle est cependant ouverte et aime découvrir d’autres styles comme le jazz et le swing.

Au quotidien, la pratique de l’accordéon lui apporte de la joie, “je me suis surprise à sourire bêtement avec l’accordéon entre les doigts et cela me redonne de la gaieté dans les moments les plus tristes”. 

A l’avenir, Virginie souhaite approfondir l’improvisation, continuer à jouer et toujours se perfectionner.

“Vas y, ose, fonce et fais toi plaisir !”

 

Informations recueillies par Maëlle Aguila pour le Souffle de l’Accordéon


Souffle de l'Accordéon